Le sabotage des bien-pensants
5 avril 2009
Hier 200 braves citoyens membre du “Collectif Échec à la Guerre” ont manifesté dans les rues de Montréal afin de réclamer la fin de la guerre en Afghanistan. Ils indiquent préférer une résolution politique plutôt que militaire à la situation en Afghanistan.
Résolution politique. Ce sont là des mots faciles à prononcer au coin de Peel et Ste-Catherine. Étrangement aucun de ces 200 dénonciateurs de l’oppression occidentale ne s’est proposé pour aller entamer les discussions avec les talibans ou Osama Bin Laden.
Soyons clairs: je ne suis pas en faveur de la guerre. L’invasion de l’Irak était, au mieux, injustifiée, et j’aurais été parmi ceux qui réclament le retrait du Canada si celui-ci y avait été impliqué. L’Afghanistan c’est une autre histoire, parce que c’est en ligne directe avec la prévention du terrorisme et en réaction à des menaces mises à exécution (comme les attentats du 11 Septembre). Le Canada fait partie de l’OTAN et bénéficie de ce fait de la protection des alliés. En contrepartie il est naturel que le Canada s’implique lorsque les alliés sont attaqués. C’est pourquoi le Canada a sa place en Afghanistan, mais pas en Irak (dont la menace réelle reste à démontrer).
Allez expliquer ça à une bande de gauchistes en mal d’outrage international depuis l’arrivée du président Hussein Obama. Pour la gaugauche, le Canada devrait quitter l’OTAN, et pourquoi pas, se départir de son armée. Après tout, il vaut mieux discuter que de se battre, ou comme le disent les gauchistes adeptes de la ganja: “faites l’amour, pas la guerre”.
C’est ce genre de raisonnement débile qui fait de ces bien-pensants des saboteurs. Par leur omniprésence et leur tapage incessant, ils influencent les décisions politiques, parfois avec des résultats dramatiques. Prenons l’exemple du DEET. Cet insecticide, contre lequel les groupes environnementaux se sont battu bec et ongles, était parvenu à enrayer la propagation de la malaria, rendant la maladie presque exceptionnelle avec quelques milliers de victimes par année. Suite aux campagnes de peur dénonçant le DEET sur des bases futiles (il s’est avéré toxique en grande quantité pour l’équivalent de 1 personne sur 100 millions), cet insecticide a cessé d’être utilisé dans les pays tropicaux, et la malaria a depuis repris du terrain, avec des millions de morts annuellement. La lutte au DEET est reconnue comme une grande victoire par plusieurs groupes environnementaux. Mais le véritable bilan de cette campagne est négatif, et se compte en millions de morts annuellement. Pendant ce temps nos saboteurs bien-pensant se tapent dans le dos en rentrant chez eux, bien à l’abri des moustiques porteurs de malaria.
Pour en revenir au Collectif Échec à la Guerre, j’espère que ces gauchistes en manque d’idées protestataires se trouveront bientôt une autre cible à saboter. Parce que personnellement, je préfère savoir que nos soldats sont postés en Afghanistan et empêchent la création de nouveaux camps d’entrainement terroriste. C’est une pensée rassurante lorsque je prends le métro ou que je me rends aux étages supérieurs d’un gratte-ciel.
Social-démocratie, berceau de la pauvreté
5 avril 2009
Dans un billet, l’auteur d’un blogue raconte ses problèmes financiers, notamment comment un imprévu mineur l’empêche de payer son loyer. Dans la section commentaire, je l’invite à réfléchir sur sa situation car sa position difficile n’est pas normale. Je lui propose aussi quelques solutions pour faire de l’argent rapidement, comme distribuer des Public-Sac ou travailler en centre d’appel.
Une lectrice, (censuré) répond ceci:
Avec Desjardins tu peux obtenir un prêt entre 500$ et 10 000$ en quelques minutes sur Internet. Ensuite tu peux réfléchir à comment faire plus d’argent mais pour l’instant l’urgence c’est de payer le loyer. Les petites jobines de marde de publisacs ou de centre d’appel c’est plus déprimant que payant.
Bref elle invite l’auteur à s’endetter plutôt que de travailler dans des emplois “déprimants”.
Ce qui est vraiment cocasse dans cette histoire, c’est que selon toute vraisemblance, un immigrant arrivé sans le sou au Canada aujourd’hui même va profiter de ces emplois “déprimants” et travailler fort. Et dans quelques années il sera soit le propriétaire de l’immeuble où habite (censuré) ou le propriétaire du resto où elle soupe le vendredi, lorsque son budget le permet.
Le filet social tendu par l’État-Providence est couvert d’une substance gluante à laquelle beaucoup de gens qui n’ont pas connu autre chose se retrouvent collés. Cette substance s’appelle la médiocrité.