Mi-avril. Je regarde aux nouvelles les avertissements de poudrerie pour la Gaspésie, et je comprends pourquoi, depuis quelques années, les intégristes environnementalistes ont laissé tomber l’expression “réchauffement de la planète” et utilisent plutôt “changements climatiques”. Avec la découverte du réchauffement de la température sur Mars, l’évangile selon Al Gore commençait à souffrir un peu…

Il y a quand même quelque chose d’hallucinant dans l’histoire de Al Gore, quand on connait le gaspillage d’énergie effroyable qui se perpétue année après année dans son gigantesque manoir. Depuis que le scandale a éclaté, il a prétendu faire des efforts, alors qu’en réalité, son utilisation d’énergie est grimpée de 10%. Croyez-le ou non, le confort de Al Gore l’environnementaliste nécessite plus de 210 méga-watts d’électricité annuellement, ce qui correspond à l’énergie requise pour alimenter 232 maisons “normales” pendant 1 mois.

Pendant ce temps, le ranch de George Bush est presque autosuffisant, un modèle de technologies vertes avec une climatisation géothermique. Le superbe terrain est irrigué par une citerne sous-terraine alimentée par l’eau de pluie récupérée sur le toit et par les eaux usées de la maison filtrées sur place. Une construction modeste, avec 4 chambres à coucher.

À chacun de tirer ses conclusions. Personnellement je crois que cette situation absurde démontre la différence entre la philosophie social-démocrate, toujours juchée sur le podium de la vertu, et le pragmatique individualisme de l’idéologie conservatrice.

Là-dessus je crois que la meilleure citation revient à Michael Crichton: “the only thing worse than a limousine liberal is a Learjet environmentalist”.

Hier 200 braves citoyens membre du “Collectif Échec à la Guerre” ont manifesté dans les rues de Montréal afin de réclamer la fin de la guerre en Afghanistan. Ils indiquent préférer une résolution politique plutôt que militaire à la situation en Afghanistan.

Résolution politique. Ce sont là des mots faciles à prononcer au coin de Peel et Ste-Catherine. Étrangement aucun de ces 200 dénonciateurs de l’oppression occidentale ne s’est proposé pour aller entamer les discussions avec les talibans ou Osama Bin Laden.

Soyons clairs: je ne suis pas en faveur de la guerre. L’invasion de l’Irak était, au mieux, injustifiée, et j’aurais été parmi ceux qui réclament le retrait du Canada si celui-ci y avait été impliqué. L’Afghanistan c’est une autre histoire, parce que c’est en ligne directe avec la prévention du terrorisme et en réaction à des menaces mises à exécution (comme les attentats du 11 Septembre). Le Canada fait partie de l’OTAN et bénéficie de ce fait de la protection des alliés. En contrepartie il est naturel que le Canada s’implique lorsque les alliés sont attaqués. C’est pourquoi le Canada a sa place en Afghanistan, mais pas en Irak (dont la menace réelle reste à démontrer).

Allez expliquer ça à une bande de gauchistes en mal d’outrage international depuis l’arrivée du président Hussein Obama. Pour la gaugauche, le Canada devrait quitter l’OTAN, et pourquoi pas, se départir de son armée. Après tout, il vaut mieux discuter que de se battre, ou comme le disent les gauchistes adeptes de la ganja: “faites l’amour, pas la guerre”.

C’est ce genre de raisonnement débile qui fait de ces bien-pensants des saboteurs. Par leur omniprésence et leur tapage incessant, ils influencent les décisions politiques, parfois avec des résultats dramatiques. Prenons l’exemple du DEET. Cet insecticide, contre lequel les groupes environnementaux se sont battu bec et ongles, était parvenu à enrayer la propagation de la malaria, rendant la maladie presque exceptionnelle avec quelques milliers de victimes par année. Suite aux campagnes de peur dénonçant le DEET sur des bases futiles (il s’est avéré toxique en grande quantité pour l’équivalent de 1 personne sur 100 millions), cet insecticide a cessé d’être utilisé dans les pays tropicaux, et la malaria a depuis repris du terrain, avec des millions de morts annuellement. La lutte au DEET est reconnue comme une grande victoire par plusieurs groupes environnementaux. Mais le véritable bilan de cette campagne est négatif, et se compte en millions de morts annuellement. Pendant ce temps nos saboteurs bien-pensant se tapent dans le dos en rentrant chez eux, bien à l’abri des moustiques porteurs de malaria.

Pour en revenir au Collectif Échec à la Guerre, j’espère que ces gauchistes en manque d’idées protestataires se trouveront bientôt une autre cible à saboter. Parce que personnellement, je préfère savoir que nos soldats sont postés en Afghanistan et empêchent la création de nouveaux camps d’entrainement terroriste. C’est une pensée rassurante lorsque je prends le métro ou que je me rends aux étages supérieurs d’un gratte-ciel.

Derrière l’image

5 avril 2009

Dans mon billet intitulé “Social-Démocratie, berceau de la société” je parle d’un billet sur un blogue qui traite d’une incapacité à payer un loyer suite à un imprévu financier mineur. J’ai soumis un commentaire invitant l’auteur à la réflexion et proposant des solutions pour faire de l’argent rapidement. Deux lectrices ont réagi négativement à mon message, et j’ai soumis un second commentaire afin d’expliquer mon point de vue.

Mes messages ont été supprimés du blogue en question. En soi cela est tout à fait acceptable, c’est une pratique courante. Ça laisse un peu songeur quant à l’intention de l’auteur, qui semble trier les commentaires en fonction de l’image qu’il désire donner (et non afin d’enrichir les discussions).

Mais où la situation devient désopilante, c’est dans le courriel qu’il m’envoit:

From:
To: “le.droitier@rocketmail.com” <le.droitier@rocketmail.com>

Fuck off kiddo. Va vivre ton adolescence ailleurs.

Le Droitier wrote:
[deletia]

> Comment: @(censuré): Si les budgets étaient tabous pour l’auteur, il ne publierait pas de billet à ce sujet. Je suis très ému par ton élan spontané de défense des pauvres, mais être en défaut de paiement d’un loyer pour un imprévu de (censuré)$ c’est signe qu’il y a un problème de gestion financière. Va voir n’importe quelle petite madame dans une clinique d’économie familiale et elle va t’expliquer qu’il faut conserver un fonds de prévoyance équivalent à 3 mois de dépenses. Si quelqu’un décide de passer outre et de dépenser de l’argent en iPod, TV LCD ou soirées bien arrosées sans avoir de fonds de prévoyance, c’est un problème de gestion des priorités et non un état de pauvreté.
> @(censuré): “Les petites jobines de marde” comme tu les appelles, c’est de l’argent comptant dans tes poches, pas le début d’une course sans fin au crédit.
> C’est vraiment le mal du siècle: la recherche de la facilité. Pourquoi travailler au bas de l’échelle quand on peut s’endetter? Bravo.

Voilà un bel exemple de la façon dont se comporte dans l’intimité une personne qui a un grand souci de son image publique.

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